Poussières de cigarettes
Frantzseau ESPERANCE
Le cœur peine, tout freine,
À vivre isolé et enfermé.
Dans mon esprit, il n'y a que des chaînes.
Comment tenir sans m'effondrer ?
Les feux du chagrin ont tout brûlé,
Alors j'essaie d'évacuer toute cette fumée.
Je n'ai ni courage, ni rage, ni peur,
Je suis un corps privé de chaleur.
Je sais et je sens que ce poison me détruit,
Mais c'est tout ce que j'ai pour résister à l'ennui.
Chaque taffe est un cri que personne n'entend,
Un hurlement muet, dispersé par le vent.
Je fume pour m'apaiser, je fume pour oublier,
Pour combler ce vide que rien ne peut combler.
Et chaque cigarette que mes doigts allument,
À petit feu, c'est tout mon être qui se consume.
Le corps tatoué, les yeux rougis, la langue noircie,
La gorge trouée, les poumons endurcis,
Tout ceci me mène à ma perte,
Il ne me reste que des poussières de cigarettes.
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